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2007/11/1
Le serment d'Hypocrate
Je jure par Apollon, médecin, par Esculade, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants:je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours,je partagerai avec lui mon savoir, et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement.
Je ferai part des préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître, et aux disciples liés par un engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.
Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice.
Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif.
Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.
Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s'en occupent.
Dans quelque maison que j'entre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.
Quoi que je vois ou entende en société pendant l'exercice ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a pas besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais parmi les hommes; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire!
2007/10/25
Conditions de vote de la loi de 1975 sur l’avortement
La loi de 1975 a fait l’objet d’une sensibilisation de l’opinion publique soigneusement orchestrée par certains mouvements pourtant minoritaires. Ceux-ci s’y sont pris bien avant 1975, et ont lentement mais sûrement préparé le terrain de la loi. On peut situer la période active de cette lutte à partir de 1967, date de libéralisation de la contraception. En effet, les militants de l’avortement sont aussi ceux qui ont milité pour le droit à la contraception. Ils ont pu alors se consacrer entièrement à l’avortement à partir de 1967. La chronologie essentielle du combat pour l’avortement est alors la suivante :
- En 1967, les personnes favorables à l’avortement sont minoritaires en France. Certains mouvements1 commencent donc à s’activer par la diffusion de faux chiffres et la focalisation de l’opinion sur des cas particuliers : viol, inceste, malformations graves du fœtus. Par ailleurs, certains organismes comme l’INED (Institut National des Etudes Démographiques) avancent des chiffres exorbitants d’avortements clandestins et de décès de femmes ayant avorté. Ils se rétracteront après la loi en publiant discrètement les vrais chiffres. En 1966, l’INED avance le chiffre minimum de 250.000 avortements clandestins et 250 morts par an. L’ANEA (Association Nationale pour l’Etude de l’Avortement), organe d’études du MFPF, les évalue respectivement à plus d’un million et 3600 morts par an. « 10 morts par jour ! » ce sera le slogan de son président, le Dr Palmer.
- 5 avril 1971 : le manifeste des 343 salopes. Un pavé dans la mare est lancé le 5 avril 1971, où 343 femmes connues signent un manifeste en s’accusant du délit d’avortement. Leurs noms sont publiés par le Nouvel Observateur, ce qui donne un écho considérable au manifeste. Le pouvoir renonçant à toute poursuites pénales, c’est une première victoire retentissante pour ces militantes.
- 8 novembre 1972 : le procès de Bobigny. Une jeune fille de 17 ans, Marie-Claire, est traduite devant le tribunal pour enfant de Bobigny pour avoir avorté. Elle comparait le 11 octobre 1972, et est relaxée le lendemain. Un mois plus tard, le 8 novembre, sa mère et l’avorteuse sont traduites devant les tribunaux. L’occasion est trop belle pour que les militants de l’avortement ne s’emparent pas de l’affaire. De nombreuses sommités du monde médical, littéraire, scientifique, mais aussi de nombreuses associations dont le MFPF, témoignent dans ce procès, en dénonçant une loi « archaïque », et en attirant la compassion – légitime – sur la pauvre fille encore si jeune. La presse se fait une fois de plus le relais de cette affaire qui prend une tournure politique et lance encore une fois le débat sur l’avortement.
- 3 février 1973 : le manifeste des 331. Cette fois-ci, ce sont 331 médecins, rejoints bientôt par beaucoup d’autres, qui signent un manifeste organisé conjointement par le MFPF et le GIS. Provoquant la justice, ils proclament : « nous pratiquons des avortements, inculpez-nous si vous l’osez ! » Ils s’élèvent contre l’Ordre des Médecins, demandent un avortement libre et remboursé par la Sécurité Sociale, et forcent les médecins à se positionner pour ou contre l’avortement. Ils ne sont encore une fois pas inquiétés par la justice. Dans le même temps, l’association « Laissez-les vivre », créée par le célèbre professeur Jérôme Lejeune, fait signer 17000 médecins, 12000 élus et 10000 juristes pour la défense de la vie. Mais la presse donne plus d’écho aux 331 médecins et aux 343 femmes qu’à ces 40000 signataires.
- Avril 1973 : la création du MLAC. La lutte pour l’avortement s’organise et le mouvement s’unifie. Déjà, les militantes pro-avortement avaient pris le pouvoir au MFPF en évinçant les membres modérés. En avril 1973 se crée le MLAC, qui devient vite le fer de lance du combat pour l’avortement. Il regroupe le MFPF, le MLF, les signataires du manifeste des 331, le GIS, la MNEF, le syndicat des travailleurs sociaux, le PS, le PSU, la LCR, l’Alliance Marxiste Révolutionnaire et le Centre Initiative Communiste. La lutte pour la libéralisation est menée partout en France d’avril 1973 à décembre 1974. Notons que l’objectif avoué du Planning Familial (MFPF) est à cette époque déjà bien défini : la libéralisation totale de « l’avortement libre et gratuit pou toutes.» Les sondages se multiplient, et favorisent la diffusion de l’idéologie pro-avortement. Il n’y a qu’à lire les questions posées, volontairement ambiguës et tournées de façon favorable à l’avortement. (Ex : 63% des femmes affirment qu’elles « aideraient une amie à interrompre sa grossesse si elle était enceinte sans l’avoir voulu, dans des conditions matérielles, sociales ou psychologiques très mauvaises »2) Le MLAC commence alors à organiser des projections de films montrant un avortement (vu de l’extérieur, bien sûr) dans les maisons de la culture et les HLM, cela dans la plus parfaite illégalité.
- 7 juin 1973 : projet de loi Messmer – Taittinger – Poniatowski sur l’IVG. Cette loi propose d’autoriser l’avortement pour un certain nombre de cas, au nombre de trois pour être précis : o risque pour la santé physique, mentale ou psychique de la femme o risque élevé de malformation congénitale o grossesse consécutive à un acte de violence ou à un acte criminel. Ce projet de loi rencontre l’opposition catégorique du MLAC. Les mouvements militants trouvent cette loi « injuste, répressive, inapplicable et déjà caduque ». Le 14 décembre 1973, le parlement renvoie en commission par 225 voix contre 212 le projet de loi gouvernemental. Finalement, une éventuelle loi sur l’avortement est reportée à la prochaine session parlementaire, qui débute en avril 1974. Le MLAC est obligé à cette époque d’infléchir son discours. Fini, le temps où on focalise l’opinion sur le cas particulier de viol, de la fille mineure, etc… L’opinion est prête à entendre un autre ton, rendu nécessaire par la proposition de loi de juin 1973. En refusant cette loi, le MLAC doit bien se justifier. La délégation du MLAC fournit alors une statistique portant sur les motivations des femmes qui avortent. « Prévoir la possibilité d’interrompre une grossesse uniquement pour des raisons eugéniques (maladies héréditaires, malformations : 6 cas sur 1000), éthiques (viol, inceste : 11 cas sur 1000) ou médicales (santé de la mère : 1 cas sur 1000), ne résoudrait que très peu de cas sur l’ensemble des demandes ». Ces chiffres, pourtant exagérés, sont en totale contradiction avec le discours initial des partisans de l’avortement, mais peu de gens s’en aperçoivent. On est arrivé à la phase finale de la lutte pour l’avortement, le MLAC se trouve sur la dernière ligne droite. En 1970, un sondage IFOP donnait égalité entre partisans et opposants de l’avortement. En 1973, les partisans de l’avortement sont deux fois plus nombreux que les opposants : la bataille idéologique est gagnée, il ne reste plus qu’à la loi de passer. Il n’y a eu jusqu’à présent aucun débat sur l’embryon, sur son droit à vivre, et la question de l’avortement n’a été abordée que de manière passionnelle et idéologique sans aucune réflexion scientifique ou éthique.
- 8 mai 1974 : Procès de Grenoble. La passion se déchaîne entre les partisans d’une libéralisation totale (MLF, MFPF, MLAC) et ceux d’une interdiction de l’avortement. Les événements orchestrés par le Planning Familial, concernent encore une mineure qui s’est fait avorter. C’est encore l’occasion pour eux d’avancer leurs pions en médiatisant cet événement. C’est à cette période que le MFPF encourage systématiquement les femmes désirant avorter à aller en Angleterre ou aux Pays Bas. Le Planning arrive même à casser les prix pratiqués par les médecins de ces pays pour les femmes envoyées par lui. D’autre part, il pratique ouvertement des avortements dans ses centres. « Il s’agit de créer un état de fait prouvant qu’un avortement pratiqué dans de bonnes conditions n’entraîne pas de conséquences préjudiciables à la santé de la femme. (…) On peut alors dire que l’avortement libre et gratuit existe en fait sinon en droit ».
- Novembre 1974 : projet de loi sur l’avortement défendu par Simone Veil devant l’Assemblée Nationale. La loi tant attendue est élaborée par le ministre de la santé Simone Veil. Les discussions parlementaires sont rudes et houleuses. Les relais parlementaires du MLAC veulent une libéralisation totale ; l’Ordre des Médecins tente de modérer la loi. Il arrive finalement à faire en sorte que les médecins puissent exercer une clause de conscience, et aussi que l’avortement soit limité à 10 semaines de grossesse. Qu’ont donc fait les anti-avortement pendant toutes ces années de lutte ? Alors que les pro-avortement se situaient dans l’action militante, bravaient la loi et occupaient les médias, les autres restaient dans la respectabilité, sans militantisme comparable, sans stratégie de communication équivalente, et il faut bien l’avouer, restaient trop souvent dans leur confort et leur vie bien établie. Ceci explique cela : les moyens développés par des militants minoritaires décidés ont porté leur fruit en quelques années. La riposte a été quasi nulle.
Citons pour finir le Planning Familial : « Dès 1975, le MFPF, qui déclarait depuis 1971 la dépénalisation totale de l’avortement, a déclaré que les restrictions de la loi l’obligeraient journellement à l’enfreindre. Quels que soient son âge, sa position, son origine, toute femme doit pouvoir interrompre sa grossesse quand elle l’a décidé. Par exemple informer les femmes des possibilités d’avorter en Angleterre (qui autorise l’avortement jusqu’à 24 semaines) est illégal. C’est une pratique quotidienne pour les militantes du MFPF qui restent dans l’illégalité pour répondre à l’ensemble des demandes. En transgressant la loi le MFPF ne cherche pas seulement à venir en aide à une personne mais à mener une action solidaire tendant à créer un état de fait qui prenne en compte le droit et les besoins des femmes. (…) Des médecins pratiquent des avortements au-delà du délai légal. Des cliniques et même certains hôpitaux acceptent des jeunes femmes mineures sans autorisation parentale et des étrangères sans leur demander leur durée de séjour en France. La semaine de réflexion prévue par la loi n’est pas strictement respectée ». Extrait de « 25 ans d’histoire du Planning Familial », MFPF/Edition Tiercé, 1982, p. 240-241.
Alexandre Escot
1- C'est-à-dire une partie du MFPF (Mouvement Français pour le Planning Familial), la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), le GIS (Groupement Information Santé, fondé en 1969 par de jeunes médecins qui étaient en faculté en 1968), le MLA (Mouvement de Libération de l’Avortement), des intellectuels connus (Simone de Beauvoir, Jean Rostand,…) et certains journaux comme le Nouvel Observateur, l’Express, Elle, le Journal du Dimanche. 2- Sondage Sofres, 1973. Source : « 25 ans d’histoire du Planning Familial », MFPF/Edition Tiercé, 1982.
source : www.30anscasuffit.com - le site
2007/6/23
STATUTS
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D'une association déclarée sous le régime de la loi du 1er juillet 1901
et du décret du 16 août 1901.
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ARTICLE 1er :
Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre:
"Espace EnVie"
ARTICLE 2 :
Cette association a pour but de :
- Lutter pour le droit à la vie.
- Véhiculer le message : "Donner envie d'être En Vie".
- Accompagner hommes, femmes et enfants, dans une démarche biblique, pour tout ce qui touche à la vie, particulièrement lors de souffrances et difficultés.
ARTICLE 3 :
Le siège social est fixé :
29 avenue Georges Bizet
Canteleu 76380 (Seine Maritime).
Il pourra être transféré par simple décision du conseil d'administration. L'approbation par l'assemblée générale ordinaire ou extraordinaire ne sera pas nécessaire.
ARTICLE 4 :
La durée de l'association est illimitée.
ARTICLE 5 :
L'association se compose de :
- Membres actifs
Toute personne investie dans l'association par une tâche qui permet à l'association de se développer, hors investissement financier, est considérée comme membre actif.
Ces membres devront s'acquitter de la cotisation fixée lors de l'assemblée générale. Ces membres auront droit de vote à cette même assemblée.
- Membres bienfaiteurs
Le membre bienfaiteur est celui qui verse chaque année une cotisation supérieure à celle fixée lors de l'assemblée générale.
Ce membre n'acquiert le droit de vote à l'assemblée générale qu'après la troisième année consécutive ou non d'engagement financier, sauf si la personne est membre adhérent.
- Membre adhérent
C'est celui qui paye chaque année une cotisation mais ne possède pas d'autre investissement au niveau de l'association. L’adhérent ne possède pas le droit de vote lors de l'assemblée générale.
ARTICLE 6 : Pour faire partie de l'association il faut adhérer aux présents statuts et être agréé par le bureau ou le conseil d'administration qui statue lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d'admissions présentées.
Les détails d'admission seront repris dans le règlement interne de l'association.
ARTICLE 7 :
La qualité de membre se perd par: démission, décès, radiation prononcée par le conseil d'administration ou le bureau pour non-paiement de la cotisation ou pour motif grave, l'intéressé ayant été invité par lettre recommandée à se présenter devant le bureau pour fournir des explications. Un règlement intérieur pourra préciser les motifs graves.
ARTICLE 8 :
Les ressources de l'association comprennent:
- les dons manuels.
- les ventes de produits liés à l'association.
- les services dans le cadre de l'exercice de l'association.
- et toute ressource non interdite par la loi.
ARTICLE 9 :
L'assemblée générale ordinaire comprend tous les membres actifs et bienfaiteurs de l'association à jour de leurs cotisations, selon modalités article 5.
Elle se réunit tous les deux ans. 21 jours avant la date fixée, les membres de l'association sont convoqués et l'ordre du jour est inscrit sur les convocations. L'assemblée générale, après avoir délibéré, se prononce sur le rapport moral et sur les comptes de l'exercice financier.
Elle délibère sur les orientations à venir.
Elle pourvoit à la nomination ou au renouvellement des membres du conseil d'administration.
Elle fixe aussi le montant de la cotisation annuelle.
ARTICLE 10 :
L'association est dirigée par un bureau de 4 membres minimum élus pour 2 années. Les membres sont rééligibles.
Le conseil d'administration étant renouvelé par 2/3, la première année les membres sortant sont choisis par le président et le vice-président. En cas de vacance de poste, le conseil d'administration pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin au moment où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacés. Le conseil d'administration choisit, parmi ses membres, au scrutin secret un bureau qui sera défini dans le règlement intérieur.
ARTICLE 11 :
Le conseil d'administration se réunira chaque fois que nécessaire.
Les modalités particulières seront fixées dans un règlement intérieur.
ARTICLE 12 :
Si besoin est, ou à la demande d'un quart de ses membres, le président peut convoquer une assemblée générale extraordinaire, suivant les modalités prévues à l'article 9. Les décisions sont prises à la majorité plus une des personnes présentes.
ARTICLE 14 :
Un règlement intérieur sera établi par le conseil d'administration qui le fera approuver par les deux membres fondateurs dans les 6 mois qui suivent le dépôt des statuts en préfecture. Celui-ci pourra être revu lors de la première assemblée générale sur demande du conseil d'administration.
ARTICLE 15 :
En cas de dissolution de l'association prononcée par 80% des membres présents à l'assemblée générale, deux liquidateurs seront nommés par celle-ci et l'actif, s'il y a lieu, sera dévolu à une association ayant le même but que celle-ci.
ARTICLE 16 :
La révision interne des comptes de l'association sera effectuée chaque année par un vérificateur aux comptes choisi en son sein.
Dans ce cas le mandat est gratuit et renouvelable. |  |
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