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日志


2007/8/14

FRANCE – Le taux de mortalité infantile en 2003 quasiment égal à celui de 1750.

C’est le triste constat qu’ Emmanuel Leroy-Ladurie fait dans une tribune libre du Figaro (03 mars 2005).

Il pose en effet ce calcul simple, en 2003, compte tenu du nombre de 764 500 naissances, les 206 000 avortements officiels représentent, par rapport aux 970 500 grossesses (754 000 206 000 = 970 500), un taux de 21,2% des enfants conçus. Avant 1750, la France connaissait une mortalité infantile (enfants morts avant l’âge de un an) d’environ 25,2 %. Ce taux de mortalité infantile décroît ensuite à quelque 21% jusqu’en 1790, puis baisse encore à 19,5 % jusqu’en 1820. Il n’est aujourd’hui que de 0,6 % mais avec les 21,2 % d’avortements de 2003, le pourcentage de disparitions d’enfants entre leur conception et l’accomplissement de leur première année est revenu, aujourd’hui, à ce qu’il était à la veille de la Révolution. Emmanuel Leroy-Ladurie commente son calcul en expliquant qu’en «  somme tout se passe comme si on avait reculé pour mieux sauter, je veux dire reculer de l’aval de la première année du bébé vers l’amont de la première gestation du futur enfantelet. Le pourcentage des disparitions abortives, d’une part, et de la mortalité infantile, d’autre part, se révèle pratiquement identique (…) ». CPDH – 04/04/05

Source: LLV