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2007/8/14 Naissance sous X"Adoption et accouchement sous X"Avantages, 2001, Patricia Delahaie« Les mères de l’ombre sont issues de tous les milieux socioculturels. (…) Elles ont entre 13 et 45 ans, mais en moyenne 24 ans. Les victimes de viol ou d’inceste sont rares. Presque toutes savent qui est le père mais son désir de paternité n’est pas assez solide pour venir étayer leur propre volonté de devenir maman. (…) Sur le plan psychiatrique enfin, elles ne présentent pas de trouble particulier. Les mères de l’ombre ressemblent au tout-venant des femmes enceintes. Les spécialistes le disent : « Impossible de dresser un profil type, elles sont inclassables. »Presque toujours un déni de grossesseElles ont pourtant deux points communs. Le premier est d’avoir « fermé les yeux » sur leurs signes de grossesse. Elles n’ont pas compté les jours sans règles, pas remarqué les nausées du matin ou, comme Isabelle, « pas voulu s’en occuper ». Cette jeune mère de famille termine sa grossesse à Illythie , une association unique en France qui héberge et accueille des femmes souhaitant « confier leur bébé en vue d’adoption. » Il a fallu que « le papa insiste » pour qu’elle se décide enfin à consulter un médecin. Verdict : six mois de grossesse. Certaines femmes arrivent avec le ventre complètement plat, d’autres à huit mois en se plaignant d’avoir « mal au ventre » sans identifier leurs premières contractions . Plus curieux encore, leur père, leur mère, leurs collègues ne se sont rendu compte de rien. (…) Et si l’aveuglement ou l’indifférence de l’entourage faisait déjà le lit de l’abandon ?Des peurs surtout irrationnellesSecond point commun : ne pas savoir pourquoi ce bébé ne peut pas rester dans leur vie. Souvent, les histoires qu’elles racontent après coup ne tiennent pas debout. Et, sur le moment, leurs arguments paraissent inconsistants : « Je n’ai pas d’argent » (l’Etat aide les mamans démunies), « je dois terminer mes études » (difficile mais pas impossible avec un bébé), (…), « deux enfants, c’est trop » (plus tard, la même femme pourra en avoir trois ou quatre sans penser que « c’est trop »). Ces histoires sont troublantes et difficiles à croire, mais ce sont des histoires d’inconscient. « Elles relèvent d’un processus psychique qui s’appelle « le déni » et qui empêche de tenir compte de la réalité », explique Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste . Elles ne « veulent pas savoir » qu’elles sont enceintes. Peut-être pour rendre l’IVG impossible et que leur bébé vive, même si, ensuite, elles se sentent incapables de l’assumer.Laetitia, qui a fondé l’association « Les mères de l’ombre », explique bien l’imbroglio de causes obscures qui l’ont conduite à laisser Mélodie-Mélanie-Marie (trois prénoms qui commencent par M comme maman). En apprenant sa grossesse, elle a été prise de panique. Certes, elle n’avait pas d’argent, pas de travail, et son homme venait de la quitter (les raisons objectives). Mais quantité de peurs et de fantasmes (les raisons inconscientes) pesaient sur cet enfant (…).« Certaines femmes qui abandonnent leur bébé racontent des histoires terribles pleines de séparations, d’abandons, de deuils, de disparitions et de ruptures sur plusieurs générations et qui n’ont jamais été dites. Abandonner l’enfant est leur manière de rompre avec ces histoires transgénérationnelles, cette filiation dramatiquement vécue. Etant donné ce qu’elles ont reçu et ce qu’elles veulent transmettre, elles se disent que cet enfant ne peut pas rester dans leur histoire », observe Sophie Marinopoulos. Elles sont partagées, tiraillées.Quand elle a entendu Mélodie pleurer dans son berceau, Laetitia n’a pas pu se lever pour la prendre et la consoler : « J’étais déchirée entre le besoin de la garder et l’envie de m’en séparer… ». Malgré sa souffrance et sa culpabilité, Laetitia est devenue une femme équilibrée. Désormais, elle pourrait accueillir sa petite fille. Elle serait assez forte, sûre d’elle-même, débarrassée de ses peurs, de ses fantômes. Mais il y treize ans, cette maternité représentait une angoisse insupportable, du moins sans aide. Et personne ne lui en proposait. Cela dit, abandonner son enfant est une chose. Le faire sous X en est une autre. (…)Respecter la décision et accompagner sans juger(…) ces mères de naissance n’ont jamais pu oublier leur enfant disparu. De leur côté, des enfants X cherchent leur mère biologique. Non pas qu’ils renient leurs parents adoptifs, mais ils ont besoin de savoir (et rien n’est plus légitime) qui les a mis au monde et pourquoi ils ont été abandonnés. La collectivité tente aujourd’hui de réparer ce gâchis. La loi Mattéi de 1996 et la loi de Ségolène Royal sur l’accès aux origines veulent faciliter l’ouverture des dossiers, organiser les retrouvailles , empêcher les irrégularités et les disparités constatées entre établissements. Parallèlement, des consultations, des lieux d’accueil et d’hébergement commencent ou continuent de se mettre en place à Nantes, à Paris (Association Age-Moïse ), à Rennes… Leurs objectifs ? Informer sur les différents niveaux de secret, par exemple, et les accompagner pour qu’elles prennent leur décision (quelle qu’elle soit) en connaissance de cause. (…)Nos mères de l’ombre ont-elles raison de se cacher et d’avoir peur du regard collectif ? (…) de plus en plus de voix s’élèvent pour les défendre. Elles affirment respecter leur choix et leurs raisons. Elles disent toute la compassion qu’elles éprouvent pour la solitude, la souffrance, la culpabilité des mamans X. Or, ce soutien vient des seules personnes qui, légitimement, pourraient les condamner : leurs enfants. Quand Aude s’est rendue pour la première fois au Père Tranquille, le café parisien où les X se réunissent tous les trois mois pour échanger leurs expériences, elle a pensé se faire lyncher. Et c’est tout le contraire qui lui est arrivé. Elle s’est sentie comprise, reconnue, respectée et … pardonnée. Puisse se propager cette belle leçon d’humanité »"Pressions familiales ou situations précaires, 700 accouchent chaque année sous X" |
La clé de l'association est dans ce texte. Parceque des hommes et des femmes veulent être parents mais ne le peuvent pas et que d'autres peuvent mais ne veulent pas.
Parceque tout être vivant a le droit de vivre et que nous pensons que le don d'un enfant est un cadeau d'amour, pour lui comme pour ceux qui l'élèveront.
Parceque nous croyons que ce cadeau est un cadeau de Dieu et qu'il est celui qui donne la vie.
Parceque'il existe des réponses à ce sujet dans la Bible.
L’HERITAGE D’UN ENFANT ADOPTE
Il était une fois deux femmes qui ne se
Connaissaient pas.
Tu ne te souviens pas de la première.
La deuxième, c’est elle que tu appelles maman
Deux destins différents rassemblés pour
Unifier le tien.
L’une est l’étoile qui t’a guidé.
L’autre est le soleil qui t’a réchauffé.
La première t'a donné la vie.
La deuxième te l'a enseignée.
La première t’a donné le gout d’être aimé.
La deuxième était là pour t’aimer.
L’une t’a donné une nationalité.
L’autre t’a donné un nom.
L’une t’a donné le talent.
L’autre t’a donné un but.
L’une t’a donné des sentiments.
L’autre a calmé tes peurs.
L’une a vu ton premier sourire.
L’autre a séché tes larmes.
L’une a dû renoncer à toi.
Elle ne pouvait faire autrement.
L’autre a prié pour avoir un enfant.
Et Dieu l’a conduit vers toi.
Et, maintenant, tu me demandes en pleurant,
Les questions qui se posent depuis la nuit
Des temps.
L’hérédité ou la nuit des temps,
Qu’est ce qui a marqué le plus ta destinée
Ni l’une ni l’autre mon enfant.
C’est tout simplement deux amours qui t’ont formé
JE T’AIME MON BÉBÉ
Ta Maman xxxx
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